Un petit aperçu de la beauté qui nous entoure

Un petit aperçu de la beauté qui nous entoure

La saga LIP

1807  - Emmanuel Lipmann, alors établi à Besançon, crée une montre chronomètre. Les   habitants de Besançon l'offrent à Napoléon Bonaparte.

 

1867 - Son petit-fils Ernest ouvre un atelier de production de montres à Besançon.

 

1896 - Le mot LIP apparaît pour la première fois pour désigner le " chronomètre LIP ".   Une grande marque est née.

 

1903- LIP est une des premières entreprises françaises à investir massivement dans la publicité.

Les Lipmann marqués par la soif d'entreprendre et un génie créatif sans cesse en éveil déposent plusieurs marques et multiplient les innovations.

C'est par exemple Ernest Lipmann, fils d'Emmanuel, qui s'adressera en 1904 à Pierre et Marie Curie titulaires du prix Nobel depuis 1903 pour leurs découvertes afin de développer une matière permettant de lire l'heure dans l'obscurité.

L'adjonction de sulfure de zinc au radium rendra ainsi les cadrans lumineux mais radioactifs.

  

1914 - L'entreprise en plein essor emploie désormais 150 horlogers et fabrique les premières montres bracelets pour les officiers artilleurs de l'armée Française.

 

Toujours soucieux de progrès social LIP première marque Française d'horlogerie offre au personnel dès 1934 des congés payés et les ventes de montres LIP sont à nouveau dopées avec des prévisions à 200 000 pièces à l'aube de la seconde guerre mondiale.

   

1939 - LIP entreprise patriote se met au service de l'armée française, fabrique des  munitions et des montres de bord destinées aux avions français.

 

1945 - Fred Lip prend la direction de l'entreprise et reconstruit l'usine détruite pendant la guerre. LIP entreprend des recherches pour développer une montre électronique.

 

1948 - Le gouvernement français, fier de la technologie avancée de la société franc-comtoise, offre une LIP modèle T18 rectangulaire en or à Winston Churchill.

 

1949 - LIP installe la première ligne mécanique d'assemblage de mouvements.

 

1952 - LIP lance l'" Electronic " (la présence d'une diode est la raison pour laquelle cette montre est considérée électronique et pas électrique). Les premiers modèles sont portés par le Général de Gaulle et le Président D. Eisenhower.

 

1971 - Toujours précurseur du monde horloger et malgré les premières difficultés financières, LIP présente les premiers prototypes de montres à quartz.

 

1973 - La fabrication des premières montres à quartz françaises voit le jour chez LIP,  mais les difficultés s'étant accentuées, c'est le premier dépôt de bilan.

 

Courant mai 1973, un comité d'action (CA), hérité du mouvement de Mai 68, se reconstitue.

Le 12 juin, lors d'une réunion du Comité d'entreprise extraordinaire, des ouvriers ouvrent la serviette de l'un des administrateurs, et découvrent les décisions de restructuration et de licenciements qu'on leur cachait. L'usine de PALENTE est occupée sur le champ. Dans la nuit, le stock de montres est mis à l'abri dans des caches. La grève est notamment menée par un responsable CFDT, Charles Piaget.

Le 15 juin, une manifestation rassemble 12 000 personnes dans les rues de Besançon.

Le 18 juin, une assemblée générale décide la remise en route de la production, sous contrôle des travailleurs, pour assurer « un salaire de survie ». La lutte des LIP est alors popularisée avec le slogan : C'est possible : on fabrique, on vend, on se paie ( voir autogestion ). L'intersyndicale CGT-CFDT demande à la revue Les Cahiers de Mai de les aider à faire un journal de grève : LIP-Unité, qui participera à la médiatisation du mouvement.

Le 2 août, le Ministre du Développement industriel, Jean CHARBONNEL, nomme un médiateur : Henri Giraud.

Le 11 août, début des négociations entre les syndicats, le Comité d'action et Henri Giraud.

Le 15 août, les gardes mobiles investissent l'usine et chassent les ouvriers. Ils y resteront jusqu'en février 1974. A l'annonce de cette nouvelle, de nombreuses entreprises de Besançon et de la région se mettent en grève et les ouvriers viennent en découdre avec les forces de l'ordre. Des syndicalistes s'interposent pour empêcher l'affrontement. Ceci n'empêchera pas des arrestations et des condamnations lors des manifestations qui se dérouleront les jours suivants.

Le 29 septembre, une grande marche nationale sur Besançon est organisée. 100 000 personnes manifestent sous une pluie battante, c'est La marche des 100 000. Entre la CFDT et la CGT les tensions s'amplifient.

Le 15 octobre, le Premier Ministre, Pierre Messmer annonce : LIP, c'est fini !. En coulisse, quelques chefs d'entreprises du CNPF ( Antoine Riboud, Renaud Gillet et José BIDEGAIN) s'activent pour trouver une solution. C'est finalement Claude NEUSCHWANDER, alors numéro deux du groupe Publicis et membre du PSU, qui accepte de reprendre l'entreprise LIP.

Le 29 janvier 1974, la délégation de LIP signe les accords de Dole. La Compagnie européenne d'horlogerie, dirigée par Claude NEUSCHWANDER reprend alors les activités horlogerie de LIP. 850 ouvriers doivent être réembauchés. C'est la fin de la grève.

 

1974 - Une société nouvelle est constituée, une nouvelle collection de produits révolutionnaires est créée avec l'arrivée de plusieurs designers notamment Roger Tallon, concepteur des modèles MACH 2000. Mais les investissements sont trop lourds et le redémarrage se fait attendre, c'est le deuxième dépôt de bilan.

 

1976 - Surgissent tous les problèmes sociaux et syndicaux qui ont défrayé la chronique pendant des années, la prise de possession de l'usine par le personnel, la vente des stocks dite " vente sauvage " ...etc...

 

Au cours des 2 années qui suivront 1974, la nouvelle équipe de direction doit faire face à des difficultés imprévues :

·       Les fournisseurs n'honorent pas les commandes passées, Renault (entreprise nationalisée) retire ses commandes.

·       Le tribunal de commerce demande à LIP d'honorer les 6 millions de dettes de l'ancienne entreprise auprès des fournisseurs (contrairement à ce que stipulaient les accords de Dôle).

·       Les interlocuteurs ont changé : départ de Jean CHARBONNEL avec l'entrée au pouvoir d'un nouveau président, Valéry Giscard d'Estaing.

Le 8 février 1976, Claude NEUSCHWANDER démissionne : « Jusqu'à LIP, nous étions dans un capitalisme où l'entreprise était au cœur de l'économie. Après, nous nous sommes trouvés dans un capitalisme où la finance et l'intérêt de l'argent ont remplacé l'entreprise. »

En avril 1976 la Compagnie européenne d'horlogerie dépose le bilan.

Le 5 mai 1976, les  LIP entament une nouvelle occupation de l'usine et relancent la production de montre. Libération titre LIP, c'est reparti !.

Face à l'absence de repreneurs, LIP est définitivement liquidée le 12 septembre 1977. Le 28 novembre 1977, après de longs débats, les LIP créent six coopératives dont Les Industries de PALENTE, dont les initiales sonnent toujours LIP.

  

1980 - Le personnel s'organise en coopérative ouvrière mais ni les commandes, ni les moyens financiers ne sont là pour relancer la société. Ce sera la décennie la plus noire de la marque.

 

1990 - Jean-Claude SENSEMAT reprend les activités de la marque et fonde la société LIP France.

 

1994 - A l'occasion du 50ème anniversaire de la Libération, une montre commémorative LIP est offerte par Jean-Claude SENSEMAT au Président Bill CLINTON, seul cadeau qu'il ait conservé, à titre personnel, de ses voyages officiels. Il porta cette montre d'ailleurs la presse mondiale s'en fit l'échos.

 

1998 - Fidèle à son image de précurseur et d'innovateur, LIP FRANCE lance la Montre " EUROLIP " convertisseur de devises, à l'occasion de l'évènement majeur que constitue le passage à la monnaie unique européenne.

 

1999 - L'affection que portent les Français à LIP conduit la société Horlogère à lancer la montre MERMOZ. En effet dans les années 30, LIP accompagnait Jean MERMOZ dans son aventure aéropostale en équipant d'une montre de bord son Laté 300 "Croix du Sud". Tout naturellement LIP rend hommage à ce pionnier de l'aviation en créant la montre "Croix du Sud", adaptation en montre bracelet de la montre de bord LIP Type 10 qui équipait l'hydravion de Jean Mermoz.

 

2000 - Lors de son passage à Besançon en 1807, l'Empereur Napoléon 1er se vit offrir par Emmanuel Lipmann, alors Président de la congrégation Israélite de Besançon, une montre Gousset que celui-ci avait lui-même fabriquée. Cet épisode historique faisait la fierté de Fred Lip. Lip France a voulu, à l'aube du nouveau millénaire, rendre hommage à l'Empereur en créant la montre Napoléon, dans la lignée de la montre gousset qui lui a été offerte.

 

2001 - Pour le nouveau millénaire, Lip crée la collection Fred Lip, une gamme de montres dessinées par un célèbre designer Suisse, modèles déposés exclusifs et inédits. Toujours dans le respect de la grande tradition horlogère.

 

2002 - Jean-Luc Bernerd, Directeur Général de LIP France depuis 1997, s'est vu confié sous forme de licence la distribution mondiale des montres LIP par le biais de sa société Manufacture Générale Horlogère (MGH). LIP France devenue Sensemat Lip France. La société familliale assure désormais avec MGH le développement et la création des nouveaux modèles LIP (site de distribution : lip.fr).

 

2003 - La Famille SENSEMAT propriétaire de la marque a décidé d'offrir la possibilité d'acquérir exclusivement par leur site www.lipfrance.com une sélection de modèles de montres LIP millésimées certifiées par Maître Laurent Dupont, Huissier de Justice associé à Bordeaux. MGH poursuivant le développement international de LIP.

  

2004 - Elaboration d'une gamme Années 70 par MGH sous le thème " LIP, Revival Seventies ". Annonce de Jean-Claude Sensemat de la sortie prochaine d'un Livre  sur l'histoire LIP.

 

2006  - Comment j'ai sauvé LIP est publié aux éditions Entreprendre Robert Lafont. MGH développe les montres LIP à travers le monde.

 



04/01/2008
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